Le Pomapoo : Mélange Loulou de Poméranie x Caniche
Si tu as fini ici, c’est que tu as probablement vu une photo d’un Pomapoo et que ton cerveau a fait « tilt ». Je te comprends, ils ont une tête à finir en photo de profil. Mais entre la photo Insta filtrée et la réalité du dimanche matin quand il a les poils en bataille et qu’il a décidé de piquer tes chaussettes, il y a un monde.
Le Pomapoo, c’est ce qu’on appelle un chien « hybride ». Un mélange entre un Loulou de Poméranie (le petit lion qui se prend pour un loup) et un Caniche Toy (le petit génie qui te juge du coin de l’œil).
Alors, est-ce que c’est le chien de tes rêves ou ton futur cauchemar ménager ? On déballe tout.
C’est quoi la bête ? (Taille et look)
Le Pomapoo, c’est un peu la surprise du chef. Comme c’est un croisement, tu ne sais jamais trop sur quoi tu vas tomber. Certains ressemblent à des petits renards, d’autres à des nuages frisés.
La taille du Pomapoo : il va tenir dans mon appart ?
Oui, clairement. On est sur un petit gabarit. En général, ça pèse entre 3 et 6 kg. C’est le poids idéal pour ne pas se démonter l’épaule quand tu dois le porter parce qu’il a décidé qu’il ne voulait plus marcher en plein milieu du passage piéton. Niveau taille, compte environ 25 cm. Bref, il ne prendra pas de place sur ton canapé… enfin, physiquement. Parce que mentalement, il va prendre toute la place.
Le look : l’arnaque de la peluche
Ne te fais pas avoir par son côté « doudou ». C’est un vrai chien. Il a des pattes, il aime la boue, et il n’est pas fait en coton. Si tu cherches un bibelot à poser sur une étagère, achète une plante verte (et encore, le Pomapoo est plus drôle).
Le tempérament du Pomapoo: Une personnalité de « grand » dans un corps de « mini »
Si tu as déjà lu mon article sur le caractère du Pomchi, tu sais que les petits chiens ont souvent un ego surdimensionné. Le Pomapoo, c’est un peu différent. Il est plus « fin ».
Il est intelligent, et c’est un problème
Grâce au Caniche, le Pomapoo comprend tout. Et quand je dis tout, c’est tout. Il va capter le bruit du sachet de fromage avant même que tu l’aies sorti du frigo. Le revers de la médaille ? S’il s’ennuie, il va devenir créatif. Et la créativité d’un chien qui s’ennuie, ça finit souvent par un trou dans ton nouveau tapis ou un déchiquetage en règle du rouleau de PQ.
Le syndrome du pot de colle
Le Pomapoo ne connaît pas la notion d’espace personnel. Tu vas aux toilettes ? Il vient. Tu fais la vaisselle ? Il est entre tes jambes. Tu essaies de dormir ? Il squatte ton oreiller. C’est un chien hyper affectueux, mais il faut que tu sois prêt à avoir une ombre à quatre pattes H24. Si tu es du genre solitaire, ça risque de coincer.
La question qui fâche : Les poils et l’entretien
Là, on touche un point sensible. Si tu as lu mon guide sur la brosse du Bichon Havanais, tu as déjà une petite idée du chantier qui t’attend.
Est-ce que le Pomapoo perd ses poils ?
La réponse de Normand : ça dépend.
- S’il tient du Caniche, tu n’en auras pas sur tes fringues, mais les poils morts vont rester coincés dans sa fourrure et créer des nœuds de l’enfer.
- S’il tient du Poméranien, prépare l’aspirateur, tu vas pouvoir te tricoter un deuxième chien avec ce qu’il perd.
Dans tous les cas, le brossage, c’est tous les jours. Pas une fois par semaine quand tu y penses. Si tu zappes, tu vas finir chez le toiletteur pour une tonte intégrale parce qu’il sera devenu un bloc de feutre. Et un Pomapoo tondu à ras, on dirait un petit rat un peu triste, crois-moi sur parole.
Le budget toilettage
Prévoyez un abonnement chez le toiletteur toutes les 6 à 8 semaines. C’est un budget, mais à moins que tu ne sois un pro des ciseaux, ne tente pas l’aventure seul, tu vas lui faire une coupe au bol traumatisante.
Éducation du Pomapoo : Qui commande qui ?
Le piège avec ces chiens, c’est qu’ils sont tellement mignons qu’on leur passe tout. Une petite tête penchée, un regard de chien battu, et paf, tu lui donnes ton bout de pizza.
Grosse erreur.
Le Pomapoo a besoin de limites. S’il sent que c’est toi qui gères, il sera le chien le plus cool du monde. Si tu le laisses faire, il va devenir le petit tyran du quartier qui aboie sur tout ce qui bouge. Apprends-lui les bases : assis, couché, et surtout le rappel. Ce n’est pas parce qu’il est petit qu’il ne doit pas être éduqué comme un Berger Allemand.
Les questions que tu tapes sûrement sur Google :
On ne va pas se mentir : il a de la voix. Il aime bien prévenir quand quelqu’un passe devant chez toi. Ce n’est pas un chien silencieux, mais avec un peu de travail, tu peux éviter qu’il ne devienne une alarme de voiture déréglée.
C’est son point faible. Le Pomapoo déteste la solitude. Si tu bosses 10h par jour à l’extérieur, il va déprimer ou tout détruire. Il lui faut de la présence, ou au moins un autre petit compagnon pour lui tenir compagnie.
C’est un petit chien, donc oui, ses rotules sont un peu sensibles. Évite de le laisser sauter du haut d’un étage ou du canapé s’il est encore bébé. Et attention à ses dents, elles s’entartrent plus vite que tu ne peux dire « dentifrice ».
Alors, on craque pour le Pomapoo ou pas ?
Le Pomapoo est fait pour toi si :
- Tu veux un compagnon qui te suit partout (vraiment partout).
- Tu as une collection de brosses et tu sais t’en servir.
- Tu as besoin d’un petit chien vif, drôle et capable d’apprendre des tonnes de trucs.
Passe ton chemin si :
- Tu veux un chien « déco » qui ne demande rien.
- Tu détestes les poils ou les rendez-vous chez le toiletteur.
- Tu n’as pas de patience pour l’éducation.
Le Pomapoo, c’est un petit perso à part entière. Ce n’est pas juste un croisement à la mode, c’est un vrai pote qui va te faire rire tous les jours, à condition que tu acceptes de partager ton canapé (et tes chaussettes).
Tu en as un à la maison ? Raconte-moi tes galères de nœuds ou ses plus grosses bêtises en commentaire, ça me rassurera pour le mien !
